Article venant de ledevoir.com:
Toronto — Le marché immobilier canadien devrait demeurer robuste malgré le ralentissement aux États-Unis, affirme l’économiste principale de la Banque Scotia, Adrienne Warren.
Le marché canadien «est le lièvre qui n’arrête pas de courir, a dit Mme Warren hier, alors qu’elle présentait les conclusions de son plus récent rapport dans le cadre du Real Estate Outlook and Trends Forum, à Toronto. En janvier, grâce aux températures douces, les mises en chantier ont été les plus nombreuses depuis deux ans et demi et les reventes de maisons ont établi un nouveau record.»
Pendant le forum, le principal conférencier, Phil Soper, président et chef de la direction, Services immobiliers Royal LePage, a observé que le marché canadien de l’habitation a connu un excellent départ cette année grâce à de très favorables conditions économiques, notamment des taux d’intérêt modérés, un fort taux d’emploi et une confiance élevée des consommateurs.
«Les indices préliminaires font croire que le marché sera plus vigoureux que prévu ce printemps, qui est la période la plus active de l’année dans le domaine de l’immobilier. Nous prévoyons que ce vigoureux marché se maintiendra pendant tout 2007», a-t-il précisé.
Mme Warren a révélé qu’au cours de l’année écoulée, les provinces de l’Ouest canadien ont représenté les marchés les plus dynamiques. Au cours des douze derniers mois, l’appréciation annuelle moyenne du prix des maisons à l’ouest de l’Ontario a atteint 18 %, soit quatre fois plus que la hausse dans l’est du pays.
Son rapport ajoute que «d’importantes disparités régionales persisteront et on s’attend à ce que les provinces de l’Ouest conservent la tête pour ce qui est de l’augmentation du prix des maisons et du nombre de mises en chantier en 2007 grâce au resserrement des conditions du marché immobilier, à des taux d’emploi records et à des tendances démographiques favorables».
Malgré la forte croissance dans l’Ouest du pays, pratiquement tous les principaux marchés urbains au Canada connaissent une augmentation des prix sur un an.
«La fermeté du marché canadien de l’habitation est particulièrement impressionnante à la lumière du ralentissement actuel aux États-Unis», a observé Mme Warren, qui a noté que les mises en chantier et les reventes y ont chuté d’environ 25 % et 10 %, respectivement, au cours de la dernière année.


